Note de ce sujet :
  • Moyenne : 0 (0 vote(s))
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Un exemple de tiers lieu qui pratique le prix libre
#1
https://reporterre.net/Prix-libre-et-legumes-bio-ce-tiers-lieu-nourrit-les-etudiants-precaires

Je mentionne cet article, car j'étais à la réunion (pas l'île) pour la Sécurité Sociale Alimentaire le 10 décembre, c'était très intéressant (et en théorie, nous devrions tôt ou tard recevoir certaines informations à partager).
Elle pourrait être mise en place même avec un nombre limité de 20 à 30 personnes et permettrait de favoriser, par exemple, le local, le bio, le non transformé.
Le point qui me semble le plus négatif est que c'est une expérience limitée dans le temps 2 ou 3 ans, car elle demande de trouver des financements.
Dans l'article, l'initiative du tiers lieu aussi est très intéressante, mais fonctionne à 70 % grâce à de subventions, ce qui rend son existence relativement précaire. 
 
C'est aussi l'occasion de faire une mise au point sur le Prix Libre. 
Pour moi, le principal intérêt du prix libre n'est pas de "responsabiliser" en invitant à être capable de choisir soi-même la somme que l'on juge adaptée. Ce qu'on appelle un choix "conscient".
C'est bien que le prix soit libre, c'est-à-dire que l'on sorte de l'espace marchand, même si ce n'est qu'un pied en dehors, car si on ne peut pas donner, on ne donne pas, et un choix conscient ne peut exister que si on le fait sans "culpabiliser", sinon ce n'est pas un choix, écrire "prix libre et conscient" c'est une injonction à donner même si on ne le peut pas.
Cela semble une nuance, mais au contraire, c'est fondamental. Tout comme quand on donne 3 kopecks à une personne qui vit dans la rue, c'est un don, elle peut faire ce qu'elle veut de cet argent, s'acheter de la drogue ou de l'alcool pour tenir le coup, ça la regarde. Ce n'est pas de la charité. La charité est un bon exemple d'injonction à donner, si certains ne voient pas la différence. 
Après à Dole, il y a un bar associatif qui propose pour les spectacles à prix libre, une fiche pour montrer les coûts, pourquoi pas, ça aide à faire un choix éclairé, 
mais mettre des barèmes, si tu donnes tant, cela permet cela, ça dit en creux que si tu ne donnes pas tant, cela empêche cela. Et la bonne intention devient nuisible.
Le prix libre ne s'accompagne pas d'un conscient, c'est un prix libre ou ça ne l'est pas.
D'ailleurs, j'aime beaucoup la "participation libre" sur l'édition papier de Libres Commères, car cela sous-entend aussi qu'on peut sortir de l'argent, 
par exemple ne pas donner d'argent, mais écrire soi-même un article, ou pourquoi pas donner des légumes de son potager. Même si nous avons eu le droit dans la cagnotte, à l'époque où elle était à fleur de sel, à des boutons de manchettes, humour sophistiqué, mais pas forcément si drôle, quand celles et ceux qui publient dans nos pages mettent du cœur à écrire leurs articles. (Pub ! Il y a beaucoup d'exemplaires qui restent aux points de dépôt : Meltingpotes, Au détour et surtout Opus.)
Répondre


Messages dans ce sujet
Un exemple de tiers lieu qui pratique le prix libre - par NGNMdole - 25/12/2025, 20:56

Atteindre :


Utilisateur(s) parcourant ce sujet : 1 visiteur(s)